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Maternologie clinique

Mes outils

J’utilise mon expérience de puéricultrice en Maternité, en Néonatologie et en PMI ainsi que mes spécialisations en Maternologie Clinique, en Sophro-Analyse des Mémoires Prénatales, de la Naissance et de l’Enfance et en Constellations Familiales et systémiques, pour vous accompagner, de façon personnalisée, dans votre besoin de soutien à la parentalité.

Comment je procède?

Il s’agit de prendre un premier contact pour entendre la demande et voir si je suis en mesure de vous aider.

Puis nous nous rencontrons. Je suis sur Rouen.
Vous venez avec votre enfant, ce qui me permet d’observer l’interrelation maman-bébé.
Je vous écoute exprimer votre difficulté maternelle et ensemble nous cherchons à comprendre ce qui se passe et provoque ce mal-être, même quand de l’extérieur, rien ne semble dysfonctionner.
J’utilise l’observation et la présence contenante plus particulière de la Maternologie. Je l’associe à l’investigation propre à la la Sophro-analyse.

Il faudra compter environ 5 séances d’ 1 h 30 pour atteindre l’objectif défini lors du premier entretien.
Progressivement, vous retrouverez le plaisir de s’occuper de bébé en le voyant se détendre et dormir paisiblement.

La maternologie clinique, qu’est-ce que c’est?

 

Quand tout va bien…

… au moment de la naissance physique donc de l’accouchement, un lien fort se met en place. Le bébé est placé sur le ventre de sa mère et tous deux se regardent dans un moment émouvant. Le père le vit également, on s’en souvient souvent longtemps.

Ce moment, c’est la naissance psychique. Le bébé a « reconnu ses parents » et la mère accueille ce bébé « comme le sien ».

Quoi de plus naturel en somme? Eh oui, la plupart du temps, c’est tellement naturel, que ça se fait sans qu’on s’en rende compte.

Et l’aventure de la vie à 3 peut commencer.

Quand cela n’a pas pu se faire dès le premier instant de vie (pour x complication)…

… il y aura de multiples séances de rattrapage à chaque alimentation sein ou biberon.

En effet, au moment de l’alimentation, après la phase d’absorption où le bébé engloutit le lait, il lève les yeux vers la mère et croise son regard. Puis, rassuré sur le lien établi, il parcourt les alentours et s’ouvre ainsi sur le monde.

Seulement voilà, en cas de « difficulté maternelle », terme consacré, mais qui englobe la mère ou l’enfant à l’origine de la difficulté. Eh bien, même après de nombreuses possibilités, (il y a de nombreux biberons avec un nouveau-né!), parfois, le lien n’a pas pu encore se faire ou incomplètement.

 

La mère n’est pas disponible…

… physiquement ou moralement, ou le bébé est séparé pour des soins, de toute façon, même s’ils sont ensembles, le regard ne peut s’échanger et c’est tout le problème!

La mère se sent triste, elle ne comprend pas ce qui est en train de se passer, mais elle peine à s’occuper du bébé, elle effectue tous les soins de maternage très bien, mais de façon mécanique, sans plaisir.

Le bébé, de son côté…

… n’ayant pas « trouvé » sa mère en correspondance natale, après la coupure du cordon, alors qu’il la sentait bien dans le ventre, ne comprend pas non plus, la cherche et souvent pleure, mange mal et dort peu.

Que fait-on habituellement?

On tente de la rassurer: c’est le baby-blues, ça va passer! Oui, mais voilà, ça ne passe pas.

Le travail du maternologue, au plus près de la naissance sera le mieux, quand c’est possible. Il consistera en une écoute bienveillante dans une présence contenante et rassurante, où la mère va pouvoir achever son processus de maternité et retrouver le lien d’amour avec son bébé.

La rassurer d’abord en lui disant qu’elle n’est pas folle, que cela arrive assez souvent, même si ce n’est pas connu, ou tellement peu, ni même des professionnels de la périnatalité. Mais qu’il existe des professionnels sensibilisés qui se sont formés à cette spécificité.

Le maternologue va lui expliquer qu’il est possible que sa propre naissance et ses difficultés d’alors, non résolues, soient venues se télescoper au moment de la naissance de son propre enfant.

Et lui faire raconter ce qu’elle a vécu dans son ressenti plutôt que le factuel.

Pour illustrer tout cela, l’exemple de la césarienne

 

Dans le vécu maternel tout d’abord:

Ça ne se passe pas comme prévu, c’est long, douloureux, la mère s’inquiète, elle est déçue, ce n’est pas ce dont elle avait rêvé comme accouchement, elle s’en veut de ne pas réussir ce que réussissent toutes les femmes et pas elle. Et puis, ça fait mal, elle a envie que ça s’arrête. Et cette agitation du personnel médical n’est pas faite pour la rassurer. Au bloc, l’anesthésie, la peur qu’il arrive quelque chose au bébé… Dans les jours suivants, la fatigue et les douleurs post-opératoires…

Ensuite, chose inhabituelle, imaginer le vécu du bébé:

Figurez-vous qu’il ressent ce que vit sa mère, l’inquiétude, l’agitation, mais il n’a, lui, aucune explication! Puis l’anesthésie de sa mère où là, il ne comprend pas la perte de connexion avec elle. Il peut même imaginer qu’elle est morte, qu’elle l’a abandonné! L’acte chirurgical qu’il peut assimiler à « on veut me tuer »… Le fait de se sentir arraché du ventre chaud… alors qu’il s’engageait dans la filière génitale… du coup, on ne lui a même pas laissé finir son travail de naissance!

Il est déjà plus facile de comprendre l‘état de colère et de peurs de ce bébé depuis sa naissance physique, à qui bien sûr, personne n’a pensé à expliquer quoi que ce soit. Encore fallait-il imaginer, qu’à cet âge là, un bébé soit en mesure de ressentir, entendre et comprendre quelque chose!

La « résolution »…

… viendra en grande partie des explications de la mère à son enfant, après compréhension et acceptation des événement, (de la césarienne pour cet exemple) après avoir lâché, au passage, quelques culpabilités, « j’aurais dû, j’aurais pu, je n’ai pas été capable de… ».

Elle sera alors en mesure de lui apporter les explications avec tout son cœur de mère, même si le bébé a commencé à se calmer en nous écoutant, par exemple: « si j’avais su ce que tu vivais, je t’aurais expliqué pas à pas, je t’aurais raconté le déroulement de la césarienne, je t’aurais dis que même quand j’étais endormie (et non pas morte!), j’étais avec toi par la pensée à tout instant. Que j’avais hâte, très vite après ta sortie du ventre, de te retrouver pour te serrer dans mes bras… ».

C’est pour moi le proto-regard, cet instant où les regards se croisent, qui valide la naissance psychique, la rencontre entre les deux protagonistes. Et la diminution progressive des signes de souffrance, bien sûr. Puis vient le retour au calme, bébé arrive enfin à s’endormir paisiblement après avoir bu tout son biberon.

L’aide de la sophro-analyse dans la maternologie…

… est en rapport avec l’expérience vécue et recueillie lors des séances de ceux qui ont vécu ces douloureuses histoires (de césarienne dans notre exemple). A cela s’ajoute un questionnement spécifique et analytique + l’apport de nouvelles informations (en pratiquant une césarienne, à ma connaissance, aucun obstétricien n’a jamais voulu tuer l’enfant, mais bien le sauver ainsi que sa mère, en tous cas, leur donner toutes les chances de bien vivre).

Alors le regard sur ces événements change et le bonus c’est de pouvoir retrouver l’amour, bien présent, mais caché derrières les apparences, les masques de la souffrance morale.

Au bout de 4 – 5 séances, la situation d’urgence des cas assez simples, est passée. Si la mère veut continuer de travailler sur elle pour nettoyer son histoire personnelle, elle viendra alors suivre le cursus complet de thérapie en sophro-analyse.

Si les difficultés de naissance se sont trouvées masquées par la continuité de la vie courante, la mère et l’enfant ne viennent parfois qu’au bout de plusieurs semaines, voire plusieurs mois, voire quelques années ou même jamais!